Renforcement des capacités dans le secteur minier

L’accord de crédit y relatif a été signé le 20 juin 2018 à Yaoundé entre la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Cameroun, Elisabeth HUYBENS et le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine OUSMANE MEY, en présence du Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, Ernest NGWABOUBOU.

Le secteur minier est un des piliers essentiels de la stratégie de développement économique du Cameroun. Seulement, son envol reste conditionné par un ensemble de facteurs à la fois exogène (baisse des cours des matières premières sur le marché international) et endogène (gouvernance du secteur). En dépit de cet environnement, certains projets sortent du lot : c’est le cas du Projet de Renforcement des Capacités dans le Secteur Minier, en abrégé PRECASEM. 

Elu « projet le plus performant » du portefeuille de la Banque mondiale au Cameroun en 2017, le PRECASEM affiche des résultats assez probants, six ans seulement après son implémentation. Sur le plan législatif, ledit projet a apporté une contribution déterminante à l’élaboration du nouveau Code minier adopté en 2016 par le Parlement. S’agissant des aspects liés à la maîtrise du potentiel minier national, les informations relatives aux types de ressources minières disponibles au Cameroun sont désormais accessibles. Au niveau du cadastre minier, un système d’informations minières et géologiques est en cours. Les travaux de cartographie des sites miniers et de modernisation du cadastre minier évoluent également à grande satisfaction. 

C’est dans le but de consolider ces acquis que la Banque mondiale a décidé d’octroyer des financements additionnels de 19,9 millions de Droits de Tirages Spéciaux, soit environ 16,6 milliards de FCFA destinés à la deuxième phase du PRECASEM. Selon Alamine OUSMANE MEY, ces ressources permettront de poursuive la mise en œuvre des activités de collecte, de traitement, de stockage et de diffusion des informations sur le sous-sol du pays afin de mieux gérer son potentiel minier; d’accompagner la mise en place d’un cadre institutionnel et réglementaire propice ; d’apporter un soutien au processus de déconcentration des services du cadastre minier ; de renforcer les capacités dans la négociation des conventions minières et de soutenir la structuration de l’exploitation artisanale. Cet accord de crédit s’inscrit donc dans le cadre de l’opérationnalisation de la deuxième phase de la Vision 2035, laquelle met entre autre l’accent sur le développement des chaînes de valeurs dans le secteur minier.

L’approbation par la Banque Mondiale de ce financement, selon Elisabeth HUYBENS, participe de la volonté de cette institution financière d’accompagner le Cameroun dans la diversification de son économie dans la perspective d’offrir plus d’emplois et de créer davantage des richesses ». Cet accord de crédit répond aux exigences de concessionalité et de viabilité de la dette inscrites dans le Programme Economique et Financier conclu en juin 2017 par le Cameroun et le FMI, précise la Directrice des Opérations de la Banque mondiale au Cameroun.