Redressement Economique et Social dans la région de l’Extrême-Nord : Des résultats satisfaisants

Redressement Economique et Social dans la région de l’Extrême-Nord : Des résultats satisfaisants

Ils ont été présentés au cours du quatrième Comité de pilotage national du projet de Redressement Economique et Social Inclusif du Lac Tchad (RESILAC), tenu récemment à Yaoundé. Les travaux étaient présidés par le Directeur de la Coopération et de l’Intégration Régionale au Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), Charles Assamba Ongodo. C’était en présence de la Coordinatrice Régionale  du Projet RESILAC, Hélène Rocery et des représentants des bailleurs de fonds.

 

Le projet de Redressement Economique et Social Inclusif du Lac Tchad (RESILAC) au Cameroun a contribué au redressement économique et au renforcement de la résilience et de la cohésion sociale des communautés cibles de Mindif, Dargala, Koza et Mora, impactées par la crise sécuritaire actuelle, le changement climatique et autres facteurs.  A la suite des diagnostics communautaires, il ressort que 08 chantiers ont été réalisés sous forme d’activités à haute intensité de main d‘œuvre (HIMO) mobilisant 1 046 jeunes. Ces jeunes, après de formations spécifiques, ont effectivement lancé leurs activités génératrices de revenus (AGR agricoles, d’élevage, le petit commerce, la couture, piscicultures, etc.). Pour leur autofinancement, 197 associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) constituées de 4776 membres (dont 3 104 femmes) sont fonctionnelles et mobilisent à date près de 150 millions de FCFA, 183 microprojets collectifs financés, la mise en place de 40 champs école paysan, suivi des accompagnements en santé mentale et pratiques de soins ainsi que les activités de cohésion sociale et du vivre ensemble, les appuis à la structuration de 106 organisations à base communautaire (OBC) et aux communes, 21 conventions sur la gestion des ressources naturelles signées, etc. Telles sont les principales réalisations du projet au profit des populations de la région de l’extrême Nord du Cameroun, présentées le 27 octobre 2027 au cours du quatrième Comité de pilotage national du projet RESILAC- Région de l’Extrême-Nord couplé à la clôture de la première phase.

Le Président du comité de pilotage, Charles Assamba Ongodo a salué ces résultats obtenus dans la région de l’Extrême-Nord dont le statut de zone économiquement sinistrée a été reconnu par le décret du Premier Ministre, Chef du gouvernement du 02 septembre 2019. Le Directeur Général de la Coopération et de l’Intégration Régionale (DGCOOP)  au MINEPAT a saisi l’occasion pour remercier tous les bailleurs de fonds dont les concours financiers ont  contribué à apporter une bouffée d’air au Cameroun dans un contexte où le pays fait face à une conjoncture peu favorable, marquée par les multiples chocs (les crises sécuritaires, la pandémie de la Covid-19 et la guerre en Ukraine).

La Coordinatrice Régionale de RESILAC a également dit sa satisfaction pour les résultats accomplis. Dans son propos, Hélène  Roncery a indiqué que les effets du projet sont devenus réels, mais qu’« un  véritable impact visible sur le long terme nécessite encore du temps et la continuité pour se confirmer ».  C’est dans cette optique que le DGCOOP a exhorté tous les partenaires de ce grand projet qui vient de clôturer sa première phase, de continuer plus que jamais à travailler en étroite collaboration avec les services déconcentrés et les exécutifs communaux des zones d’intervention du projet afin d’envisager la pérennisation des acquis dans la deuxième phase.

En rappel, le RESILAC est né de la volonté du consortium des Organisations non gouvernementales internationales Action Contre La Faim (ACF), CARE International et le Groupe URD (Urgence Réhabilitation et Développement), d’apporter une réponse à la crise sécuritaire et humanitaire ayant des fondements conjoncturels et structurels. L’objectif étant de contribuer au redressement économique, et au renforcement de la résilience et de la cohésion sociale dans les territoires du bassin du Lac Tchad (le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria) les plus impactés par le changement climatique pour une durée de 04 ans. Il est cofinancé  par l’Union Européenne (UE) et l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 36100 000 d’Euros, soit 5 millions d’Euros par l’AFD et 31,1 millions d’Euros par le Fonds Fiduciaire d’Urgence (FFU) de l’Union Européenne.

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