Le Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, a accordé, le vendredi 13 mars 2026 à Yaoundé, une audience de fin de mission à Raymond Tavares, Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel au Cameroun.
Après plusieurs années passées en terre camerounaise, le diplomate onusien est venu annoncer son départ et dresser le bilan d’une coopération particulièrement dynamique entre son institution et le gouvernement camerounais.
Cette rencontre a permis de revisiter un cycle de collaboration engagé depuis 2019 et marqué par un renforcement progressif des actions de l’ONUDI dans des secteurs clés de l’économie nationale. Les interventions de l’organisation se sont notamment concentrées sur la modernisation de filières agro-industrielles stratégiques, telles que le cacao, le café et l’ananas, avec pour objectif d’accroître la transformation locale et de créer davantage de valeur ajoutée. Dans le même esprit, l’organisation a accompagné la mise en place de mini-centrales hydroélectriques destinées à améliorer l’accès à l’énergie dans les zones rurales, contribuant ainsi à soutenir l’activité économique et l’industrialisation à l’échelle locale.
Parallèlement, la coopération entre le Cameroun et l’ONUDI s’est également illustrée par un appui technique important dans le domaine de la gouvernance industrielle, notamment à travers l’accompagnement du Plan Directeur d’Industrialisation (PDI). Cet instrument stratégique constitue aujourd’hui l’un des piliers de la politique industrielle nationale, en orientant les investissements et les réformes nécessaires à la transformation structurelle de l’économie.
L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans un portefeuille de projets dont l’enveloppe globale pour le cycle engagé depuis 2019 est estimée à près de 50 millions de dollars, soit environ 30 milliards de FCFA. Ces financements sont mobilisés grâce à un partenariat associant l’ONUDI, l’Union européenne, le Fonds pour l’Environnement Mondial ainsi que l’État du Cameroun. Ils soutiennent des actions dans des domaines aussi variés que l’agro-industrie, l’efficacité énergétique et l’amélioration des politiques industrielles.
Au-delà de ce cycle récent, cette coopération s’inscrit dans une relation de longue date entre le Cameroun et le système des Nations Unies, amorcée dès 1960, année de l’admission du pays au sein de l’organisation. Depuis lors, cette collaboration n’a cessé d’accompagner les efforts du Cameroun pour consolider les bases de son développement économique et renforcer son tissu industriel.
Les échanges intervenus au MINEPAT se déroulent par ailleurs dans un contexte marqué par la volonté des pouvoirs publics de renforcer la compétitivité du « Made in Cameroon », en cohérence avec la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030. À travers cet accompagnement, les entreprises camerounaises sont progressivement mieux préparées à tirer parti des opportunités offertes par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine, un marché intégré de plus de 1,3 milliard de consommateurs, appelé à stimuler les échanges intra-africains et à favoriser l’émergence d’industries plus compétitives sur le continent.
Raymond Tavares laisse ainsi derrière lui un cadre de coopération solide et plusieurs initiatives structurantes destinées à renforcer la compétitivité industrielle du pays.
Cette dynamique contribue également à affirmer le rôle du Cameroun comme moteur économique au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale, espace régional qui regroupe six États et représente un marché de plus de 55 millions d’habitants, dans lequel le Cameroun concentre près de 40 % du tissu industriel.