Le Gouvernement camerounais et le Système des Nations Unies ont signé, le 30 octobre 2026 à Yaoundé, le Cadre de coopération pour le développement durable au Cameroun pour la période 2027–2031. Le document a été paraphé par le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey, et le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Cameroun, Issa Sanogo. C’étaient en présence des membres du Gouvernement, du corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé et de la société civile.
Le Cameroun et les Nations Unies ont franchi une nouvelle étape de leur partenariat. La signature du Cadre de coopération pour le développement durable 2027-2031 marque l’ouverture dès 2027 d’un nouveau cycle de collaboration stratégique, destiné à renforcer la contribution des interventions du Système des Nations Unies aux ambitions de développement du pays.
Fruit d’un processus conjoint de concertation, d’élaboration et de validation, ce document constitue désormais le principal instrument de planification et de mise en œuvre du partenariat entre le Gouvernement et les Nations Unies pour les cinq prochaines années. Il traduit la volonté commune de privilégier des actions convergentes, mieux coordonnées et davantage orientées vers des résultats tangibles au bénéfice des populations.
Ce Cadre de coopération s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020–2030 (SND30), en alignement avec l’Agenda 2030 des Nations Unies et ses Objectifs de développement durable, ainsi que l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il est structuré autour de trois priorités stratégiques : le capital humain et la cohésion sociale, la transformation économique et la résilience, ainsi que la gouvernance, la décentralisation et la paix. Ces priorités visent comme effets l’amélioration de l’accès aux services sociaux essentiels, la diversification des systèmes productifs, la création d’emplois décents, le développement des économies verte et bleue, le renforcement de la résilience climatique et énergétique, ainsi que la promotion d’institutions efficaces, inclusives et redevables.
Pour le Ministre de l’Economie, Alamine Ousmane Mey, la signature de ce Cadre représente l’aboutissement d’un processus soutenu de dialogue et de collaboration entre le Gouvernement et le Système des Nations Unies. Elle ouvre une nouvelle phase consacrée à son appropriation nationale et à sa traduction opérationnelle, avec pour enjeu de renforcer les synergies entre les programmes, d’optimiser les ressources mobilisées et d’améliorer l’efficacité des interventions au service de l’amélioration des conditions de vie des populations.
Le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Issa Sanogo, a souligné la portée de cette nouvelle étape de coopération, qui repose sur une conviction partagée : les défis complexes et interdépendants du développement exigent la confiance, la cohérence des actions, la mobilisation des forces vives et un partenariat international davantage orienté vers les résultats.
À l’horizon 2031, le Cadre ambitionne des avancées significatives dans les conditions de vie des populations, notamment: 95 % d’accouchements assistés par un personnel de santé qualifié, 95 % de couverture vaccinale complète des enfants de 12 à 23 mois et 100 % d’achèvement du cycle primaire, avec une attention particulière aux femmes, aux jeunes, aux enfants et aux groupes vulnérables. Il fixe aussi des cibles en matière de renforcement de la protection sociale, de réduction du sous-emploi, d’élargissement de l’accès à l’électricité et de participation accrue des femmes et des jeunes aux instances de décision politique.
La concrétisation de ces ambitions repose désormais sur la mobilisation des financements nécessaires, estimés à près de 1,466 milliard de dollars; la mise en œuvre de plans de travail conjoints et la convergence des interventions sur l’ensemble du territoire, particulièrement dans les zones affectées par les crises. Au-delà des objectifs programmés, le défi demeure de faire de ce partenariat un levier de transformation durable garantissant à chacun des opportunités équitables tout en veillant à ne laisser personne de côté.