Le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, a présidé, le 29 octobre 2026 à Yaoundé, la cérémonie officielle de remise des équipements de transformation agroalimentaire acquis par le Projet d’Appui à la Résilience Economique (PAREC), dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH).
28 acteurs intervenant dans les chaînes de valeur du manioc, du maïs et de la banane plantain dans les régions du Centre, du Littoral et de l’Est, sélectionnés avec l’appui de la Plateforme de Promotion des Farines Locales Camerounaises (PROFALCAM), ont reçu plus de 80 équipements. D’une valeur globale de 60 millions de FCFA, cette dotation acquise par le PAREC vise à accroître les capacités de production et de transformation des bénéficiaires, à créer davantage de valeur ajoutée, à améliorer leur compétitivité et à accroître leurs revenus.
Il s’agit notamment d’équipements de récolte, de broyage, de séchage, de déshydratation, d’ensachage et d’emballage, ainsi que de dispositifs de production énergétique. Cette opération constitue une traduction concrète de la politique d’import-substitution prescrite par le Président de la République, Paul Biya, dans l’optique de réduire le déficit structurel de la balance commerciale, de renforcer la sécurité et la souveraineté alimentaires ainsi que de faire face aux tensions inflationnistes. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH), qui entend renforcer l’offre nationale, préserver les ressources extérieures et améliorer l’accès des populations aux produits de première nécessité, en cohérence avec les orientations stratégiques de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30).
Au nom des bénéficiaires, Sélamo épouse Siewe Dorothy Binla, actrice de la transformation agroalimentaire, a exprimé sa gratitude aux autorités pour cet accompagnement. Dans son intervention, elle a souligné la portée humaine et économique des équipements reçus, qui représentent bien davantage que de simples machines. Pour elle, ces moyens peuvent contribuer à transformer les conditions de vie des familles, à soutenir l’activité économique et à renforcer la contribution des bénéficiaires au développement du pays. Son plaidoyer a également porté sur l’élargissement progressif du nombre de bénéficiaires, afin que d’autres acteurs puissent profiter de cette dynamique de renforcement des capacités productives. Un plaidoyer qui a reçu un écho favorable auprès du Ministre de l’Economie.
Prenant la parole dans son discours de circonstance, Alamine Ousmane Mey a présenté ce plaidoyer comme un signe fort de solidarité. Il a par ailleurs encouragé les organisations paysannes et les structures bénéficiaires à faire bon usage des équipements mis à leur disposition. Il les a exhortés à convertir les équipements reçus en capacités de production accrues, en produits transformés compétitifs et en revenus supplémentaires, afin de contribuer à l’atteinte des objectifs du PIISAH. Le MINEPAT a salué l’accompagnement du PNUD ainsi que la collaboration de PROFALCAM, dont l’appui a contribué à l’identification et à l’accompagnement des acteurs concernés.
La cérémonie de rétrocession de ce jour s’inscrit dans un ensemble d’interventions engagées par le Projet d’Appui à la Résilience Economique, une initiative conjointe du Gouvernement camerounais et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), qui vise à renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs économiques, avec une attention particulière accordée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables. Le Ministre de l’Economie a saisi l’occasion pour dresser le bilan des réalisations de cet autre instrument gouvernemental de mise en œuvre du PIISAH.
A date, le PAREC a notamment contribué à l’insertion en auto-emploi de plus de 4 300 jeunes, dont 34 % de femmes, à travers la mise en place de 20 Bureaux d’Emploi Municipaux dans les régions de l’Adamaoua, de l’Est, de l’Extrême-Nord et du Nord. Le projet a également soutenu 125 organisations de producteurs regroupant plus de 2 000 bénéficiaires, dont des populations réfugiées, et développé le Cameroon Market Information System (CAMIS), un outil destiné à faciliter l’accès des producteurs aux informations sur les marchés.