Sécurité Alimentaire : Le Gouvernement veut renforcer l’impact du projet SECAL dans les zones rurales

C’est ce qui ressort des travaux de la troisième session du Comité de Pilotage du Projet d’Appui à la Sécurité Alimentaire dans les Territoires Ruraux du Cameroun (SECAL), présidés ce jeudi 28 mai 2026 à Yaoundé par Jean Tchoffo, Secrétaire Général du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT). C’était en présence des représentants des administrations sectorielles, des partenaires techniques et financiers, notamment l’Agence Française de Développement (AFD), la Délégation de l’Union Européenne ainsi que l’ensemble des parties prenantes engagées dans la mise en œuvre de cette importante initiative gouvernementale.


Cette rencontre stratégique marque une étape importante dans l’opérationnalisation du projet SECAL, conçu sous la Très Haute Impulsion du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, pour moderniser les territoires ruraux, promouvoir l’emploi et renforcer durablement la sécurité alimentaire au Cameroun.


Organisée à une phase décisive du déploiement du projet, cette troisième session du Comité de Pilotage avait pour principaux objectifs d’examiner le bilan des activités menées au cours de l’exercice 2025, d’évaluer le niveau de mise en œuvre des recommandations formulées lors de la précédente session, ainsi que l’étude du Projet de Plan de Travail Annuel Budgétisé (PTAB) 2026, estimé à près de 7 milliards 872 millions de FCFA.


Les échanges ont permis d’apprécier les avancées enregistrées dans les six régions d’intervention du projet, notamment le Centre, l’Ouest, le Littoral, le Nord, l’Extrême-Nord et le Sud-Ouest, tout en identifiant les principaux défis opérationnels liés à l’accélération des activités sur le terrain.
Conçu comme un levier stratégique de transformation durable des territoires ruraux, le projet SECAL ambitionne de stimuler la création d’emplois, de promouvoir une croissance inclusive et de renforcer durablement la sécurité alimentaire, à travers le développement de l’écosystème des entreprises locales, l’accompagnement des producteurs et entrepreneurs ruraux ainsi que le renforcement des capacités des différents acteurs intervenant dans les chaînes de valeur agricoles et agroalimentaires.


Après une année 2025 essentiellement consacrée à la mise en place des mécanismes d’intervention et à la structuration des dispositifs opérationnels, le projet amorce désormais une nouvelle phase marquée par une intensification des activités et une volonté affirmée d’accroître l’impact économique et social des actions déployées sur le terrain.


Les résultats présentés au cours des travaux témoignent d’une dynamique progressive de montée en puissance du projet. À ce jour, 62 716 personnes ont été sensibilisées dans les zones d’intervention, tandis que 8 090 demandes d’accompagnement ont été enregistrées. Le projet a également permis la réalisation de 2 048 diagnostics approfondis auprès de 22 977 producteurs et entrepreneurs ruraux, la mise en œuvre de 1 193 plans d’action ainsi que la formation de 133 formateurs sur les thématiques de l’éducation financière et des pratiques agro écologiques.


Ces performances traduisent la volonté des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers d’inscrire durablement les territoires ruraux dans une dynamique de résilience économique, de modernisation des pratiques agricoles et de développement inclusif.


Prenant la parole au cours des travaux, Virginie Dago, Directrice de l’Agence Française de Développement (AFD) au Cameroun, a rappelé que ce projet vise à soutenir durablement la sécurité alimentaire et la création d’emplois en zone rurale. Tout en précisant que la convention de financement avait été signée il y a trois ans, elle a indiqué que les avancées enregistrées demeurent encourageantes.


Elle a souligné, à cet effet, que si la phase préparatoire du projet s’est achevée de manière satisfaisante, les impacts majeurs du programme restent encore à venir, traduisant ainsi la vision à long terme des partenaires internationaux aux côtés de l’État du Cameroun.


Dans le même esprit, le Secrétaire Général du MINEPAT, Jean Tchoffo, a insisté sur la nécessité d’instaurer une logique de déploiement intensif et d’impact direct, dans un contexte international marqué par les répercussions de la crise actuelle au Moyen-Orient sur les marchés de l’emploi et de la sécurité alimentaire.


L’objectif poursuivi par le Gouvernement est d’élargir significativement le nombre de bénéficiaires, de consolider durablement les acquis techniques et de maximiser l’impact des interventions dans les territoires ruraux. Une ambition qui s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), traduisant la volonté du Cameroun de bâtir une croissance durable, inclusive et créatrice d’emplois.

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