Bassin du Niger : Le Cameroun réaffirme son engagement en faveur de la résilience climatique

Cette volonté a été réitérée ce lundi 1er juin 2026 à Yaoundé, au cours d’une audience accordée par le Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), Alamine OUSMANE MEY, à Armand KOCOU HOUANYE, Secrétaire Exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), en mission de plaidoyer auprès des États membres.


Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une tournée de concertation engagée par l’ABN afin d’identifier, avec les gouvernements concernés, les mesures susceptibles d’accélérer la mise en œuvre du Programme intégré d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger. Les discussions entre le MINEPAT et le Secrétaire Exécutif de l’ABN, ont notamment porté sur les défis de réalisation des projets, les mécanismes de renforcement de la coordination institutionnelle et les solutions permettant d’améliorer les performances du programme.


D’un montant global d’environ 134 milliards de FCFA, ce programme bénéficie du soutien du Groupe de la Banque africaine de développement, du Fonds vert pour le climat, de l’Union européenne, de la coopération allemande ainsi que de plusieurs autres partenaires techniques et financiers. Sur cette enveloppe, plus de 9 milliards de FCFA sont consacrés aux interventions prévues au Cameroun.


L’initiative vise à renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés face aux effets du changement climatique dans le Bassin du Niger, un espace partagé par neuf pays et dont dépendent près de 200 millions de personnes. Les actions concernent notamment la restauration des terres dégradées, la gestion durable des ressources en eau, l’amélioration de la productivité agricole, la préservation de la biodiversité et la promotion d’activités génératrices de revenus.


Selon le Secrétaire Exécutif de l’ABN, le programme, lancé il y a plus de six ans, affiche actuellement un taux d’exécution global de 35 % à l’échelle régionale, contre environ 30 % pour le Cameroun. Des résultats qui nécessitent une accélération significative des activités à moins de deux ans de la clôture du programme prévue le 31 décembre 2027.


« Nous sommes là pour voir avec les autorités quelles sont les dispositions réalistes et réalisables à mettre en œuvre pour atteindre les résultats escomptés et préparer une prochaine phase du programme », a déclaré Armand KOCOU HOUANYE.


Parmi les investissements programmés au Cameroun figure également un financement de près de 3 milliards de FCFA destiné à la réalisation d’ouvrages à usages multiples. Ces infrastructures permettront une meilleure valorisation des ressources en eau tout en soutenant les activités agricoles, pastorales et économiques des populations bénéficiaires.

Previous Sécurité Alimentaire : Le Gouvernement veut renforcer l’impact du projet SECAL dans les zones rurales